Elie Zrihen


480897_10151401541666971_1758550814_nDe : Paris (19e)
Arrivé en Israël en : 2010

(oui c’est ֵֵbien Elie de Tsahal.fr,  de Mako, et de « L’AMOUR ET LA GUERRE« ).

Lorsque j’avais 12 ans mon grand frère et ma grande  sœur firent leur aliyah. Je me souviens très bien avoir demandé à ma mère : « Pourquoi ils font ça ? Pourquoi ils quittent leur pays et leur famille « ?
J’entends encore ma mère m’expliquer que la France est actuellement le pays où nous habitions mais nous vivions dans l’espoir de retourner en Israël… WTFFF? Je compris tout ça plus tard vers mes 16-17 ans lorsque je commençais à devenir responsable d’enfant au sein du mouvement de Jeunesse Eeif. J’avais entre mes mains plusieurs dizaines d’enfants et j’étais, dans une certaine mesure, responsable de leur éducation informelle. Virent aux au long de mon parcours aux Ei les conflits au Moyen Orient, et les enfants qui questionnaient. Par où commencer? À qui appartient cette terre? Un casse-tête! Je commence donc à étudier en profondeur l’histoire de « ma terre et de mon peuple. Sans m’en rendre compte je deviens ce que nos chers amis des extrêmes appellent « sioniste ». Je pense que j’ai pris la décision de faire l’aliyah durant cette période, mais la chose qui ma vraiment décidée, fut une manifestation pendant l’opération plomb durci, où des drapeaux israéliens furent brûlés en plein Paris et des « mort aux Juifs  » entendus sans impunité et plus dérageant encore, sous les yeux de certains hommes politiques. Je n’ai jamais aimé ce sentiment judéo-français de voir de l’antisémitisme partout et tout le temps mais le climat des dernières années (Ilan Halimi, agression à répétition, profanation de cimetière et beaucoup plus tard le massacre de Toulouse) me mena à une conclusion simple : la France n’était pas faite pour moi ! C’est donc doucement, étant élève de 1èreL que j’ai commencé à envisager : L ALYAH ! Pas brillant pas cancre, j’étais le clown de la classe celui qui faisait les bonnes blagues, qui énervait les profs mais qu’ils appréciaient tout de même, celui dont les parents lui disent  » tu veux pas grandir un peu, le bac c’est demain ! »

״בקיצור״(« bref « en hébreu, je vous met dans l’ambiance)

Arrive le jour du bac, passé sans gloire et sans échec, du premier coup, c’est l’essentiel. Après de longues réflexions, discutions entre moi et moi-même je décide de venir en Israël et de rentrer à l’armée. Pourquoi? Parce que ça me paraissait logique de donner à ce pays qui aide tant les nouveaux immigrants, de rejoindre cette grande famille qu’est  » Tsahal  » et parce que des jeunes de mon âge donnent trois ans de leur vie pour ce pays depuis tant d’années, alors pourquoi pas moi. Une sorte de rêve inexplicable, faire partie de ces/ses héros de Yehuda Amakabi à Ariel Sharon en passant par Emmanuel Morenho. Malheureusement comme le dit le vieux dicton  » si tu veux faire rire le bon Dieu, annonce lui tes projets ». Il se trouve que je n’ai pas pu faire mon aliyah juste après le bac, je suis resté un an en France à travailler, mettre de l’argent de côté et commencer à m’entraîner pour l’armée. Arrivée en Israël Juillet 2010, pleins espoirs et d’attente, mais la bureaucratie c’est la même partout, je comprends que mon incorporation ne se fera pas aussi rapidement que je pensais, je décide donc de commencer un oulpan, que j’arrête très vite parce que je comprends que cette technique d’apprentissage n’est pas forcément faite pour moi. Je décide d’apprendre l’hébreu seul. Technique: tous les matins café au soleil avec un journal israélien et un dictionnaire a côté de moi télévision israélienne avec sous-titres en Hébreu. Ça semble impossible mais c’est tout à fait réalisable avec un peu de persévérance. En parallèle je commence les démarches pour mon incorporation. Je rentre dans l’unité de Nah ‘al (béret vert pomme). Je rencontrerai le bas un homme extraordinaire (Ilan Israël mari d’Oceane Douieb, découvrez leur profil sur israelpaths) avec qui je commence mon service. Je passe le « gibbush » (test d’entrée aux unités d’élite, « gadsar »). Je finis le gibbush. Commence alors le vrai service, je suis admis dans l’unité d’élite appelée « Palsa ‘h ».

M’attend alors une période de sélection-formation d’un an et 4 mois, ponctuée par des tests d’orientation en milieu inconnu, du krav maga (sport de combat israélien de corps à corps, d’auto-défense), des entraînements au tir etc. Je suis aujourd’hui en fin de service, je ne peux décrire combien cette expérience m’a apporté, tant au point de vue humain que personnel. J’ai appris énormément de choses qui me serviront pour toute ma vie. Après le fameux voyage en Asie de fin de service, je devrai commencer des études de Sciences Politiques. Pour toute question ou information n’hésitez pas

elie.zrihen@gmail.com

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